C’est de là que vient l’effet de morse que procure la première écoute sur certaines œuvres.
Les mélodies de cabrettes sont presque toujours construites autour d’une tonique située au milieu du hautbois. L’autre caractéristique de la cabrette est le travail du son qu’effectue le cabrétaire sur chaque note. Les morceaux débutent en général par un appel, qui permet de prévenir que l’on va jouer et de donner le rythme du morceau.
C’est une signature personnelle, car les musiciens ont chacun leur propre façon de faire l’appel et le final de leurs morceaux.
C’est le jeu soliste qui permet le plus de percevoir les possibilités techniques de l’instrument.
La cabrette est une cornemuse. Au début du siècle les Auvergnats sont plusieurs centaines de milliers à se regrouper dans divers quartiers de Paris. La cabrette (autrement appelée musette) est le plus généralement gonflée par un soufflet placé sous un des coudes du cabrétaire. Elle n’a pas de bourdon en activité, bien qu’il ait existé une cabrette à petit bourdon. Les tonalités sont diverses, la musique va des sons les plus graves jusqu’au plus aigus.
La cabrette est essentiellement un instrument de soliste. Plusieurs générations de musiciens ont développé sur cette cornemuse monodique un style très particulier immédiatement identifiable.
L’absence de ce bourdon, caractéristique des autres cornemuses, a permis aux joueurs de cabrette d’utiliser la note dominante grave, à la fois comme effet rythmique et comme pédale harmonique.

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Photographies : Roger Jourdain - Les différents groupes - Livradoué Dansaïre / Réalisation : Service Animations Erik Boyer